Les Peace Corps ont changé ma vision du monde

Par Abbas Rajabi, gouverneur élu du district 5450 (États-Unis)

Les Peace Corps envoient des bénévoles américains, bien souvent des jeunes tout juste sortis de l’université, passer deux ans à l’étranger. Leur mission est d’aider les pays d’accueil à combler leurs besoins et de promouvoir une meilleure entente. Durant leur séjour, les bénévoles apprennent la langue locale et collaborent avec des professionnels dans des secteurs aussi divers que l’éducation, la santé, le développement économique, l’environnement ou l’agriculture.

Je suis entré en contact avec les Peace Corps pour la première fois lorsque j’étais lycéen au milieu des années 60. À l’époque, plusieurs bénévoles américains sont arrivés pour enseigner dans mon lycée à Hamadan en Iran. Leur impact a été profond. Nous étions émerveillés de voir ces jeunes venus chez nous pour enseigner l’anglais. Qui plus est, nos différences culturelles ont ouvert les yeux des jeunes Iraniens que nous étions.

Il ne fait aucun doute que ces bénévoles des Peace Corps qui ont servi en Iran connaissent mieux le pays que ceux qui y sont venus en touristes. De même, ceux d’entre nous qui ont eu l’occasion d’être en contact avec eux comprenaient les États-Unis mieux que le reste des habitants de Hamadan. Cet échange culturel nous a aidés à mieux nous comprendre, rendant le terrain fertile pour la paix.

Entre 1962 et 1976, plus de 1 500 Peace Corps ont servi en Iran. Nombreux sont ceux qui ont noué de solides amitiés avec des Iraniens qui ont eu des effets plus durables qu’on ne le pense souvent.

J’ai gardé le contact avec ma ville natale, mais je vis aujourd’hui aux États-Unis. J’aime mon nouveau pays et les Peace Corps ont été les premiers à influencer l’opinion que j’ai de ce pays et de ses habitants.

J’ai récemment essayé de renouer le contact avec mon professeur des Peace Corps, Don Laffoon. Après de nombreuses tentatives infructueuses, j’ai finalement retrouver sa trace en Californie. Je l’ai appelé, et entendre de nouveau sa voix après presque cinquante ans m’a rempli de nostalgie et d’émotions.

« Allô… qui est-ce ? », M. Laffoon a dit. J’ai répondu : « Je suis Abbas Rajabi, un de vos élèves à Hamadan et je souhaiterais vous exprimer toute ma gratitude. »

Cela l’a rempli de joie et nous nous sommes remémorés cette époque et avons parlé d’autres élèves et professeurs ainsi que de Hamadan. Nous nous sommes promis de rester en contact. Pouvoir parler à M. Laffoon de l’impact qu’il a eu sur ma vie a été extrêmement gratifiant.

Grâce à un partenariat officiel, le Rotary et les Peace Corps travaillent ensemble pour accroître la capacité d’action des clubs et des districts dans le monde entier. J’espère pouvoir contribuer à ce partenariat en mettant en rapport des Rotariens avec des bénévoles des Peace Corps ou des clubs américains avec d’anciens bénévoles. Tout le monde peut profiter grandement de ce partenariat.

Nous souhaiterions obtenir d’autres témoignages relatifs aux Peace Corps. Avez-vous fait partie des Peace Corps ou avez-vous travaillé avec eux ? Nous vous invitons à répondre à une courte enquête. Vos réponses resteront confidentielles. Adressez vos questions à rotary.service@rotary.org.

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Lire aussi :

Célébrons nos différences !

Par Azka Asif, département Service and Engagement du Rotary

Le Rotary forme un réseau mondial de bénévoles qui représentent divers parcours et cultures. Nous valorisons et célébrons ces différences, qui enrichissent la famille rotarienne et la rendent si forte. En tirant parti des perspectives et des expertises diverses et variées de ses membres, le Rotary peut se saisir des défis humanitaires les plus pressants, notamment la paix dans le monde.

La famille rotarienne donne temps, énergie et passion pour donner une voix aux populations locales. Les actions caritatives qu’elle met en œuvre, les bourses d’études qu’elle octroie, notamment pour des cursus visant la résolution des conflits, et les échanges internationaux qu’elle organise ne sont que quelques-uns des outils dont elle s’est dotée pour agir en faveur de la paix et de l’entente dans le monde. Les exemples ci-après illustrent le travail des membres du Rotary dans ce domaine :

  • Le Rotary club de Marikina, aux Philippines, a organisé un forum pour la paix pour débattre des meilleurs moyens de progresser dans ce secteur. Pendant une demi-journée, les clubs locaux ont débattu sur l’approche atypique du Rotary pour favoriser l’entente entre les peuples au travers d’actions humanitaires.
  • Aux États-Unis, le Rotary club de Branchburg Township a organisé un dîner inter-religieux célébrant la diversité. Le club a salué les personnes, entreprises et associations qui défendent la paix et incarnent les valeurs de civilité et de mobilisation locale ou internationale. Ce programme collaboratif a fédéré les acteurs de la vie locale ainsi que la famille rotarienne dans un élan de paix, d’entente et de bonne volonté.
  • Les clubs de Radolfzell-Hegau, en Allemagne, et d’Istanbul Sisli se sont associés pour monter un échange entre étudiants en musique dans un esprit de compréhension inter-culturelle. Outre leurs cours de musique, les étudiants ont pu discuter sur leurs pays respectifs, contribuant ainsi à jeter des ponts entre les cultures et à forger des liens d’amitié.
  • Quant au club de Bursa-Uludag, il tente d’éviter, par la pratique de la musique, que quelque 500 enfants vivant dans l’un des quartiers les plus défavorisés de Turquie ne tombent dans la délinquance. Le club s’est engagé à fournir un instrument à chacun d’entre eux et à créer une école de musique ouverte à tous. L’idée est de renforcer le sentiment d’inclusion, de respect et de confiance chez ces jeunes.
  • En Inde, le club de Mussoorie a organisé un débat sur la méditation. Au programme, le concept et les bienfaits de cette pratique sur les personnes souffrant de stress mental et physique induit par le quotidien.

Février est le Mois de la Paix et de la résolution des conflits au Rotary ; une époque propice aux actions en faveur de la paix dans le monde. Découvrez d’autres récits sur ce thème, qui seront autant de sources d’inspiration pour les clubs et les districts. Postez l’action de votre club sur Rotary Showcase et rejoignez une conversation sur les groupes de discussion du Rotary. Partagez vos réflexions sur la paix et la résolution des conflits en laissant un commentaire ci-dessous !

Les Amicales d’action du Rotary peuvent vous aider à avoir un plus grand impact

Par l’Amicale d’action Pied bot

Un enfant naît avec un pied bot toutes les trois minutes. Cela représente presque 200 000 enfants tous les ans et des milliers d’entre eux sont obligés de vivre avec ce handicap qui limite leur mobilité ainsi que leur capacité à se rendre à l’école, à jouer ou à trouver un travail lorsqu’ils deviennent adultes.

L’Amicale d’action Pied bot a une mission simple : favoriser l’utilisation de la méthode de Ponseti dès le plus jeune âge et apporter des soins aux enfants souffrant du pied bot. Cette méthode a été mise au point à l’université de l’Iowa (États-Unis) par le Dr Ignacio Ponseti. Elle est presque 100 % efficace lorsqu’elle est utilisée correctement par des professionnels de santé formés et elle est considérée comme le traitement par excellence pour le pied bot.

082Nous cherchons à mettre les Rotariens en contact avec des experts de cette méthode et à établir un programme national avec un objectif de pérennité. Notre groupe travaille avec l’association Ponseti internationale (API) à l’université de l’Iowa pour apporter des conseils et une expertise technique aux actions rotariennes, rédiger des documents de formation et soutenir les activités liées au pied bot en général. API apporte aussi une aide en matière de suivi et d’évaluation de programmes de formation et de soins dans les nouvelles cliniques.

Notre amicale d’action organise également des webinaires destinés aux parrains hôtes et internationaux de subventions mondiales pour les aider dans leur dépôt de dossier. Nous avons par exemple aidé les districts 4420 (Brésil) et 6000 (États-Unis) à obtenir une subvention mondiale pour financer une équipe de formation professionnelle. L’objectif est de préparer 15 formateurs à enseigner la méthode de Ponseti à 50 chirurgiens orthopédiques

Nous avons apporté notre soutien tout au long de la procédure de demande de subvention :

Contacts

  • Nous avons mis en contact les Rotariens hôtes avec nos partenaires à API.
  • Après qu’ils se soient brièvement rencontrés durant la convention à Sao Paulo en juin 2015, nous avons officiellement présenté le contact hôte de l’action au gouverneur du district 5300 qui a ensuite fait une contribution de son Fonds spécifique de district (FSD).

Accès à des experts

  • Grâce à nos partenaires, nous avons mis le district hôte en contact avec des experts pour aider les Rotariens à rédiger leur demande de subvention. Ces experts ont permis de détailler les objectifs de la formation à la méthode de Ponseti et du programme, et d’expliquer en quoi les objectifs étaient durables.

Promotion

  • Nous avons publié l’action sur notre page Facebook et dans notre newsletter, et nous avons créé une page dédiée à l’action sur notre site web. Cette page donne des détails sur l’action au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

Nous allons continuer de soutenir cette action et d’autres dans l’espoir d’inspirer les Rotariens à s’impliquer et à passer à l’action pour venir en aide aux enfants nés avec un pied bot. Contactez-nous pour monter une action similaire.

Permettez aux membres du Rotary de monter des actions encore plus efficaces en rejoignant une Amicale d’action. Ces groupes indépendants sont composés de Rotariens, de membres de leurs familles et de participants actuels et anciens aux programmes du Rotary experts dans un domaine particulier. Les membres des amicales collaborent avec les clubs et les districts sur de nombreuses actions. Voir la liste des Amicales d’action et contacter celle qui vous intéresse.

 

Dilemme éthique: que feriez-vous ?

Après avoir emménagé dans une nouvelle ville, vous rejoignez un nouveau Rotary club en tant que membre fondateur. Durant la deuxième année du club, la présidente élue invite son conjoint à plusieurs réunions. Elle n’est pas satisfaite du site web du club et du travail du responsable Médias numériques. Elle décide donc de réunir le comité du club pour proposer de donner le titre de membre honoraire à son conjoint afin qu’il puisse superviser le site web et ses contenus sans être un membre officiel.

Puisque le conjoint de la présidente a clairement exprimé son désintérêt à l’idée de rejoindre le Rotary, vous entamez une discussion avec un des membres du comité du club sur l’honneur que représente la fonction de membre honoraire. Votre interlocuteur explique que l’idée de la présidente est en fait une tentative pour pousser l’actuel coordinateur Médias numériques à démissionner. Vous êtes outré de découvrir que le club souhaite écarter un membre en règle, et vous contactez le gouverneur de votre district pour en parler. Contre toute attente, le gouverneur ne partage pas le même sentiment que vous sur cette affaire et estime que le club a le pouvoir de prendre une telle décision.

Comment réagissez-vous ?

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Si vous souhaitez soumettre et discuter d’un dilemme éthique, contactez-nous par e-mail à : rotary.service@rotary.org

Comment je fus transformé par une formation sur le secours en cas de catastrophe : Retour sur mon expérience.

Par Luke Addison, membre du club Rotaract de l’Université de Manchester (Angleterre) et contact multidistricts du Rotaract pour le RIBI (Rotary en Grande-Bretagne et en Irlande)

J’ai entendu parlé de ShelterBox pour la première fois en 2013 lorsque je venais d’être nommé président du club Rotaract de l’Université de Winchester. Je tentais de développer des projets au niveau local et international avec quelques amis. Nous avons toujours été très reconnaissant du soutien du Rotary club de Winchester dans toutes nos actions qui a permis à nos membres de réaliser leurs projets et de se créer un solide réseau. J’avais rencontré un Rotarien avec qui j’avais pu discuter des activités de ShelterBox et qui m’avait suggéré que nous les aidions à récolter des fonds. Quelques jours après, nous étions installés sous les tentes ShelterBox dès 7 heures du matin sur le campus de l’Université de Winchester.

Ce que je tente de construire à travers le Rotaract et le Rotary se reflète dans les objectifs que s’efforce d’atteindre le monde de l’humanitaire et correspond à mes objectifs, mes valeurs et mes activités avec différentes organisations dans le monde.

luke-addison-sbox-usops-cse-4J’ai reçu un e-mail un jour m’invitant à une formation de trois jours sur les opérations de ShelterBox à laquelle je me suis inscris sans délai. Quelques semaines plus tard, je faisais mes bagages pour un voyage de 10 heures en direction de Truro (Angleterre). La séance de formation ne devait débuter qu’à midi et je suis arrivé au siège de ShelterBox tellement en avance qu’un des employés, compatissant, m’a gentiment invité à entrer. J’ai rencontré Alex Youlten et d’autres membres de l’équipe qui m’ont fait visiter les bureaux et m’ont présenté l’organisation. Tout au long de la visite, les participants et moi-même avons été encouragés à assister à une réunion formelle consacrée aux opérations en cours de ShelterBox. Cela nous a permis d’avoir un large aperçu des objectifs, activités et ressources actuelles déployées dans le monde par l’organisation, ce qui m’a beaucoup intéressé.

Après avoir rencontré le reste des participants, nous avons tous été invités à grimper dans un minibus pour une visite guidée du camp d’entraînement de ShelterBox, et pour terminer notre journée dans nos tentes, spécialement installées pour nous en guise de dortoir.

Les trois jours de formation furent une combinaison captivante de résolution de problème, d’exercices de développement de l’esprit d’équipe et de l’analyse critique, et d’une excursion pédestre. La dernière partie de la formation était centrée sur l’aspect psychologique du secours en cas de catastrophe. Nous avons abordé la question de l’état émotionnel en situation humanitaire d’urgence, des conflits éthiques et moraux qui nous assaillent, ainsi que la capacité à rester opérationnel et humain à la fois pour assurer efficacement les missions de secours.

luke-addison-sbox-usops-cse-2Grâce à l’allocution de Richard Lee (directeur de la communication et de la recherche de fond), nous avons également appris comment travaille le département Recherche de fonds. Si, encore une fois, c’était un aspect de la formation auquel je ne m’attendais pas, ce n’en fut pas moins un des moments les plus pertinents, offrant de précieuses informations sur les outils à mettre en place pour être plus efficace.

Depuis plus de 16 ans, ShelterBox et le Rotary partagent les mêmes aspirations, les mêmes valeurs et sont liés par les mêmes objectifs. Les deux organisations ont formé un partenariat pérenne qui ne cesse de progresser, et qui fait de leurs missions communes un projet unique. Cela inclue bien sûr tous les Rotaractiens dont l’énergie, le talent et l’altruisme s’expriment dans le domaine des missions humanitaires.

Je suis sincèrement reconnaissant aux équipes de ShelterBox de m’avoir invité à cette formation et de nous avoir accueilli de manière si chaleureuse. Je me suis senti apprécié, et à ma place. C’est la première fois que je vis une telle expérience grâce à une organisation qui nous accueille à son siège, nous offre une visite de tous ses départements, nous invite à participer à ses réunions formelles et nous propose une formation théorique et pratique complète pendant trois jours. C’est l’une des plus fascinantes expériences jamais vécues et je recommande vivement à tous d’y souscrire. Cela apporterait une consistance indiscutable et un véritable élan au travail et aux missions de votre club.

Je suis très heureux d’avoir participé à cette formation dispensée par ShelterBox et j’espère avoir la chance de travailler de nouveau avec leurs équipes.

Le partenariat avec les Nations Unies, un levier pour attirer des membres et susciter l’enthousiasme

Par Helen Reisler et Andreas Runggatscher, membres du Rotary club de New York

Notre club (New York) s’est toujours démarqué par sa dimension internationale et son association aux Nations Unies. Son rôle a été déterminant pour rallier les soutiens en faveur de l’implantation de l’ONU dans notre ville, notamment auprès de la ville de New York.

Depuis sa création il y a 107 ans, des milliers de Rotariens du monde entier ont participé à ses réunions autour d’un déjeuner. D’ailleurs, l’un des premiers échanges de fanions entre Rotary clubs s’est déroulé dans notre club lors d’une de ces réunions. Plusieurs ambassadeurs des Nations Unies y sont également membres honoraires. Paul Harris l’avait même surnommé « le club hôte de l’Amérique » !

Fort de cet héritage, le club de New York et sa fondation organisent chaque mois un petit-déjeuner à l’ONU en coopération avec l’Amicale pour la paix et le club Rotaract de New York. Tous les Rotariens sont invités à assister à ces réunions, qui sont toujours un moment de convivialité et d’amitié.

captureAprès un petit-déjeuner buffet, les 40 à 60 participants se retrouvent dans une salle dont la disposition en U est propice aux échanges et à l’interaction avec les intervenants. Nous avons commencé, en août dernier, à diffuser en direct ces rencontres mensuelles. Ces enregistrements sont disponibles en ligne. Notre objectif est de rassembler davantage de Rotariens à travers le monde et de donner plus de poids à la famille rotarienne.

Ces réunions permettent à tous de rester informés de l’actualité des Nations Unies et de débattre de sujets divers avec des représentants de l’ONU et des États membres. Les thèmes ont essentiellement trait aux objectifs de développement durable, avec en ligne de mire la paix et l’entente dans le monde.

Ces rencontres mensuelles sont actuellement animées par Helen Reisler, ancien gouverneur de district et représentante du Rotary International aux Nations Unies, et Hahn Choong-Hee, ambassadeur de Corée du Sud.

Plusieurs personnalités ont déjà honoré notre club de leur présence :

  • Docteur Reza Hossaini, Directeur de l’éradication de la polio à l’UNICEF
  • Mme Lakshmi Puri, Sous-secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive adjointe de ONU Femmes
  • Prabha Sankaranarayan, P.D.G de Mediators Beyond Borders International
  • Gholam Ali Khoshroo, Ambassadeur de la République islamique d’Iran aux Nations Unies
  • Juan José Gómez Camacho, Représentant permanent du Mexique aux Nations Unies

Ces rencontres mensuelles ont suscité un vif intérêt et généré de nouvelles adhésions. Elles ont aussi aidé notre club à développer des partenariats avec d’autres ONG, à impliquer davantage de Rotaractiens dans ses activité et à informer le public sur les liens qui unissent le Rotary à l’ONU et ses objectifs de développement durable. Nous avons aussi observé chez nos membres un regain d’enthousiasme pour notre organisation et le service aux autres.

Pour plus d’informations sur notre prochaine rencontre et écouter la diffusion en direct, visitez notre site Internet.

Réduire la pauvreté grâce au développement économique et local

Aujourd’hui, 836 millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté dans le monde. Environ une personne sur cinq dans les régions en développement vit encore avec moins de 1,25 dollar par jour. Le chômage mondial a augmenté, passant de 170 millions de chômeurs en 2007 à près de 202 millions en 2012, dont environ 75 millions sont des jeunes*.

Comment changer cela ?

Nous pouvons réduire la pauvreté en soutenant des actions qui visent à créer des sources de revenus et des opportunités d’emplois productifs. Garantir la sécurité des revenus et autonomiser les femmes, les personnes handicapées, les jeunes et les pauvres sont essentiels au développement économique local.

Les Rotariens du monde entier s’engagent à réduire la pauvreté en distribuant de l’équipement, en proposant des formations professionnelles et en venant en aide aux entrepreneurs et aux décideurs locaux, particulièrement les femmes, dans les communautés les plus pauvres. Voici quelques exemples de Rotariens qui passent à l’action :

Développement des économies locales

Le Rotary club de Constantia a participé à la création d’un jardin communautaire et d’un centre de formation agricole pour les jeunes habitants de Khayelitsha, le plus important quartier de la métropole du Cap en Afrique du Sud. Le club travaille avec Abalimi Bezekhaya, une association locale qui aide à la création de sources de revenus, et des clubs britanniques, américains et allemands.

Le potager produit des légumes et des herbes qui sont ensuite vendus par Abalimi à des habitants du Cap qui paient pour cela un abonnement mensuel. Un centre de formation a également été créé pour les jeunes chômeurs qui viennent bénéficier des connaissances de fermiers locaux. La formation proposée allie la théorie à la pratique et elle couvre des sujets comme la préparation des sols, la production de semis, la pollinisation croisée, la production bio et le changement climatique.

Lire l’article dans le numéro d’octobre 2016 de The Rotarian ou en ligne.

Formation professionnelle  

Le Rotary club de Panaji (Inde) a proposé à des femmes un programme de formation en couture et en confection de douze semaines. L’atelier s’est déroulé sur dix jours, à raison de quatre heures par jour pour aider les femmes à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour générer un revenu et gagner en indépendance. Chaque femme a aussi reçu une machine à coudre à l’issue de la formation pour lancer sa propre entreprise.

Aider les entrepreneurs locaux

Après avoir réalisé une évaluation des besoins de la collectivité, le Rotary club d’Ikeja (Nigeria) en a conclu que les commerçants et entrepreneurs locaux n’avaient pas accès au financement nécessaire pour développer leur activité. Le club a donc accordé un microcrédit gratuit à vingt bénéficiaires qui, au bout de trois mois, ont transmis les fonds à vingt nouvelles personnes. Depuis le début de cette action, les fonds ont permis de venir en aide à des charpentiers, des tailleurs, des barbiers, des coiffeurs et plusieurs vendeurs de produits alimentaires.

En octobre, mois du développement économique et local au Rotary, nous vous proposons des conseils et des ressources pour aider les clubs et les districts à monter des actions dans cet axe stratégique.

* http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/