Donner la priorité à la santé des femmes et des enfants

Par Katie Northcott, ancienne boursière du Rotary et bénévole pour les Peace Corps

« Je ne sais pas quoi faire ». Six mots qui peuvent définir une grossesse non désirée, particulièrement chez les adolescents. Dans cet exemple, je me trouvais devant une jeune burkinabée de 16 ans qui avait participé à un camp d’éducation à la santé sexuelle chez les jeunes que j’avais organisé quelques semaines plus tôt. Elle y avait beaucoup appris sur les problèmes de santé sexuelle et reproductive, notamment sur la contraception, la violence sexiste, les maladies sexuellement transmissibles et le sida, ou encore l’importance de la planification pour l’avenir. C’est au cours d’une séance sur la grossesse que la jeune femme s’est aperçue que les symptômes qu’elle éprouvait étaient plus qu’une simple maladie. Un test de grossesse la semaine suivante a confirmé ses peurs. Cette situation s’est déroulée durant mon expérience avec les Peace Corps au Burkina Faso. Elle a guidé mon parcours professionnel et mes choix de vie.

Je voulais que mon travail permette à d’autres jeunes de ne pas vivre des situations similaires. Initialement motivée par le concept d’opportunité économique en Afrique subsaharienne pouvant canaliser le soutien aux droits des femmes, j’ai étudié l’économie, l’Afrique et le français.

Un projet de recherche sur l’expérience des femmes lançant leur entreprise m’a ensuite amené au Sénégal où j’ai rencontré le président d’une agence de microcrédit proposant une formation sur les activités génératrices de revenus ainsi que des services de contraception et de santé reproductive. J’y ai directement fait le lien entre le bien-être des femmes et des jeunes filles, ainsi que leur participation dans les domaines publiques et économiques, et leur capacité à faire des choix relatifs à leur santé. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais concentrer mes efforts sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Cela m’a permis de postuler aux Peace Corps et de participer bénévolement au développement de la santé publique au Burkina Faso.

Travailler en milieu rural dans un pays comptant parmi les pires bilans en matière de santé au monde, notamment maternelle, néonatale et infantile, est difficile. En tant que bénévole, vous vous attendez souvent à apporter des changements majeurs dans votre pays d’accueil. Après tout, vous avez deux ans et demi pour cela. Mais la réalité est toute autre : les projets et leurs résultats ne touchent qu’une petite communauté et leurs effets ne se font parfois sentir qu’après votre départ.

L’accent est cependant mis sur des solutions spécifiques au contexte local qui reposent sur des efforts communautaires plutôt que sur une approche à sens unique. C’est d’ailleurs devenu la pierre angulaire de mes objectifs professionnels et c’est pourquoi j’ai décidé d’obtenir une maîtrise en Population et Développement à la London School of Economics qui se concentre sur la santé sexuelle et reproductive dans les milieux à faible ressources en Afrique francophone subsaharienne.

Après de nombreuses recherches, j’ai déposé ma candidature à une bourse d’études financée par une subvention mondiale et je l’ai obtenue, dans l’axe stratégique Santé de la mère et de l’enfant, via le district 7620 aux États-Unis. L’alignement de la vision du Rotary avec celle des Peace Corps – avoir un impact durable dans le monde – m’a rendu fière. Mon arrivée à Londres s’est ensuite passé dans les meilleures conditions possibles grâce à l’accueil chaleureux de la communauté rotarienne. Même si je suis depuis partie de Londres, j’ai d’ailleurs toujours le sentiment de faire partie de la famille du Rotary.

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai commencé à travailler pour AmplifyChange, un fonds proposant des subventions à des associations de défense et de promotion de meilleures politiques et actions en matière de droits et de santé sexuelle et reproductive en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique latine. En tant que membre de l’équipe Subventions, je travaille avec les boursiers qui font un travail essentiel partout dans le monde.

Sans mon séjour au Burkina Faso avec Peace Corps où j’ai pu travailler sur le terrain, je n’aurais pas pu atteindre mon objectif de soutenir les efforts locaux de défense des droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Sans la bourse d’études du Rotary, je n’aurais pas pu l’atteindre en si peu de temps. Aujourd’hui, je peux contribuer au travail d’organisations du monde entier qui cherchent à assurer un accès universel aux services et à la protection dont les individus ont besoin pour s’assurer de disposer de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.

Dilemme éthique: que feriez-vous ?

En tant que président de votre club, vous impliquez de jeunes professionnels grâce à des projets de mentorat et d’orientation professionnelle. Vous aimeriez que d’autres membres du club participent à ces initiatives puisque la plupart des jeunes professionnels commencent à peine leur carrière et vous souhaitez leur présenter le Rotary et toutes ses propositions. Vous aimeriez voir les jeunes professionnels rejoindre votre club, mais vous avez reçu des commentaires de leur part vous indiquant qu’ils ne peuvent assister aux réunions de votre club en raison du coût et des horaires.

Vous proposez aux dirigeants du club de changer l’heure, le lieu et la date, et présentez une proposition de réduction du prix pour attirer des jeunes leaders. Les jeunes professionnels ont indiqué qu’ils aimeraient se rencontrer dans un bar local. Vous suggérez que votre club peut commencer ses réunions à cet endroit, où ils peuvent choisir de boire et manger ou pas, ce qui les rendra plus abordable pour les membres potentiels. Les dirigeants de votre club sont opposés à cette idée, ils pensent que cela pourrait détourner des membres actuels qui ne se sentent pas à l’aise avec ce format de réunion. Vous pensez que ces modifications attireront de jeunes professionnels dans votre club tout en aidant les membres à s’impliquer auprès d’eux.

Que feriez-vous ?

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Si vous souhaitez soumettre un dilemme éthique au débat, merci de nous contacter à rotary.service@rotary.org.

Les Rotariens mobilisés pour la santé des mères et des enfants

La voix du Rotary

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, près de 830 femmes meurent chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement. 99% de tous les décès maternels surviennent dans des pays en développement où près de la moitié des mères et des nouveau-nés ne reçoivent pas de soins pendant et après l’accouchement. Les principales causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans sont les suites de complications à la naissance, qu’il s’agisse de cas de pneumonie et d’asphyxie néonatale, de diarrhées et de paludisme. Ces causes peuvent être évitées et traitées grâce à l’accès à des de soins de santé*.

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L’accès aux toilettes – Un droit fondamental

Par Clem van den Bersselaar, membre du Rotary club d’Ormoc Bay (Philippines)

Si vous demandez à un Philippin habitant en zone rurale où il va aux toilettes, il vous répondra vaguement « Par là ». Cela signifie qu’il ira faire ses besoins dans n’importe quel endroit à l’abri des regards. Cela se complique pour les femmes qui ont plus de difficultés à trouver un endroit calme pour se soulager. En fait, lorsque vous parlez à des agents de santé des risques de la défécation en plein air, ils mentionneront les infections parasitaires et bactériennes mais aussi le fort pourcentage de femmes harcelées ou attaquées.

En novembre 2013, la Province de Leyte aux Philippines a été en partie dévastée par le typhon Haiyan, le pire typhon que le pays ait connu, qui a touché 25 millions d’habitants causant environ 6 000 morts et des dégâts considérables.

Les Rotary clubs de plusieurs pays ont immédiatement apporté des secours. Des clubs locaux ont livré des vivres et collaboré avec des ONG pour reconstruire des habitations. Une fois les premiers secours apportés, l’attention s’est tournée vers les besoins sanitaires en restaurant l’approvisionnement en eau et en construisant des toilettes.

Le Rotary club d’Ormoc Bay a identifié la Fondation WAND (Eau, Agriculture forestière, Nutrition et Développement) comme ayant la capacité de construire 20 000 latrines dans la Province de Samar. Cette fondation avait déjà des contacts avec le Rotary club de Malmö (Suède) International qui lui ont permis de présenter l’action lors du 8e Atelier Multiclub à Ischia en Italie. Cela a débouché sur une subvention mondiale approuvée en février 2016. Sept Rotary clubs et trois districts italiens, philippins et suédois ont versé 52 000 dollars.

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L’action comprenait la construction de 222 toilettes dans différents cantons et l’installation de six réservoirs de collecte des eaux de pluie, de sept lavabos communaux et de 20 filtres à sable ainsi que des séminaires de formation pour les communautés bénéficiaires. Au total, elle a fourni à environ 1 100 habitants un accès à des toilettes dignes de ce nom et 600 habitants sont approvisionnés en eau potable. Les séminaires comportaient des discussions et un atelier présentant des pratiques pour empêcher une contamination de l’eau et expliquer la relation entre eau, assainissement et hygiène. Ils ont aussi mis en avant les coûts médicaux associés à la défécation en plein air afin que la population prenne conscience des conséquences financières d’un mauvais assainissement ou d’une mauvaise hygiène.

Nous sommes ravis d’annoncer que les communautés bénéficiaires n’ont signalé aucun cas d’infection parasitaire ou diarrhéique depuis la conclusion de l’action. Et maintenant, lorsque vous leur demandez où ils vont aux toilettes, ils vous répondent avec fierté « Ici ».

Si vous êtes à la recherche d’une action internationale à soutenir, vous pouvez assister au 11e Atelier Multiclub qui se tiendra à Londres au 6 au 10 septembre 2017. Renseignez-vous sur l’atelier et consultez le site web pour en savoir plus. 

Passer à l’action durant le mois de l’eau et de l’assainissement

L’eau potable et l’assainissement sont des droits que tout le monde ne possède pas. Les membres du Rotary sont actifs dans les communautés pour fournir un accès à l’eau potable, améliorer les conditions d’assainissement et enseigner l’hygiène. Ces efforts permettent notamment aux enfants d’être en bonne santé et de devenir des membres productifs de la société.

Durant le mois de mars, mois de l’eau et de l’assainissement, nous encourageons les membres à travailler en vue d’atteindre l’objectif du Rotary qui est de donner à chacun l’accès à une eau salubre, à l’assainissement et à l’hygiène d’ici à 2030. Voici quelques exemples de ce que font les Rotariens à travers le monde :

  • Au Népal, le Rotary club de Durbarmarg a collaboré avec son club contact et les clubs Rotaract de Phulbari et d’Eco-Himal Nepal pour approvisionner en eau une école publique. Les élèves buvaient jusqu’alors une eau contaminée. Les membres du Rotary ont installé 14 filtres en porcelaine recouvert d’une couche d’argent colloïdal avec de puissants systèmes de filtrage. Ces filtres sont fabriqués localement, ce qui permet de les obtenir à bas prix.
  • Aux Philippines, le Rotary club de Lubang Island a formé des mères et des enfants de zones montagneuses aux règles d’hygiène élémentaires. Cette population puisait son eau dans une rivière proche et ne se lavait pas les mains régulièrement.
  • Au Nigeria, le campus de l’université Ladoke Akintola manquait de toilettes. Le club Rotaract de Ladoke Akintola University of Technology (LAUTECH) Ogbomosho a alors décidé de rénover un local abandonné en le raccordant au réservoir de l’établissement. Ces toilettes comprennent trois boxes pour les hommes et trois pour les femmes.
  • Le Rotary club de Loja Los Zarzas en Équateur est venu en aide à une cinquantaine de familles en zone rurale de la Province de Loja. Des membres ont installé une pompe fonctionnant à l’énergie solaire, une citerne, un bloc sanitaire (douche, lavabo et toilettes) et un système de traitement des eaux usées avant de planter un potager bio irrigué par des eaux ménagères.
  • En Inde, l’eau consommée par le village de Kolawade était distribuée par une canalisation rouillée vieille de 40 ans. Les Rotary clubs de Pune Central et de Pune Kothrud se sont associés pour fournir une nouvelle canalisation qui distribue une eau potable à 1 200 villageois.

Que fait votre club ou district dans le domaine de l’eau et de l’assainissement ? Partagez vos commentaires ci-dessous. Publiez l’action de votre club sur Rotary Showcase et joignez-vous à la conversation sur les groupes de discussion Mon Rotary. Découvrez d’autres actions pouvant motiver votre club ou district à s’impliquer.

 

Ma première expérience africaine

Par Shapreka Clarke, présidente du club Rotaract d’Eleuthera (Bahamas)

Après avoir passé 18 heures dans l’avion, je suis finalement arrivée à Port Harcourt, au Nigeria, le 19 octobre 2016, pour participer à la 11e Foire aux projets ouest-africaine. Alors que je foulais le sol africain pour la première fois, je ne savais pas à quoi m’attendre. À la sortie de l’avion, je me souviens m’être sentie très enthousiaste mais aussi un peu anxieuse.

Grâce au parrainage du Rotary club de Rancho Cotati en Californie, j’ai pu faire partie d’un groupe de 34 Rotariens et Rotaractiens des États-Unis et des Bahamas. À Port Harcourt, nous avons participé à la foire et à des actions, notamment la visite d’un dispensaire qui distribue des médicaments gratuits et d’une école où nous avons donné des cartables aux élèves. Nous avons également visité des sites historiques et dégusté la cuisine locale.

La Foire aux projets ouest-africaine, qui était l’objet principal de notre voyage, nous a donné la possibilité de découvrir l’éventail des actions entreprises par les Rotariens dans toute l’Afrique et de former des partenariats. J’ai également présenté notre action de télémédecine à laquelle participent des Rotaractiens et des Rotariens des Bahamas, de Californie et de Yenagoa au Nigeria. La télémédecine permet à des médecins californiens de collaborer avec des collègues de régions mal desservies pour établir des diagnostics et décider de traitements. En dépit de la distance, ces derniers ont un accès constant à des mentors et à des formations. Notre stand a permis de promouvoir cette action et d’initier de nouveaux partenariats entre clubs africains et américains.

La Journée mondiale contre la polio a constitué l’un des moments forts de notre séjour. Notre groupe a rejoint des Rotariens et Rotaractiens locaux pour participer à une marche d’un kilomètre dans un quartier de Port Harcourt. Nous avons ensuite assisté à un match de football entre deux équipes handisport qui avaient marché avec nous dans la matinée. Regarder jouer ces footballeurs a été une grande source d’inspiration.

Nous avons également visité plusieurs dispensaires de Port Harcourt où les enfants de moins de cinq ans reçoivent le vaccin oral antipolio. Je n’oublierai jamais le moment où j’ai pu vacciner un enfant et ainsi contribuer modestement à l’éradication de cette maladie au Nigeria.

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Ce voyage m’a permis de comprendre ô combien le Rotary est important dans d’autres parties du monde. J’ai pu être sur le terrain et nouer de belles amitiés avec des Rotariens et des Rotaractiens d’Afrique de l’Ouest. Cette expérience m’a vraiment ouvert les yeux.

En 2017, la Foire aux projets ouest-africaine sera organisée à Accra (Ghana) du 4 au 11 octobre 2017. Pour en savoir plus, consulter le site www.rotarywestafricaprojectfair.org, et pour s’inscrire, contacter registration@rotarywestafricaprojectfair.org.

Les Peace Corps ont changé ma vision du monde

Par Abbas Rajabi, gouverneur élu du district 5450 (États-Unis)

Les Peace Corps envoient des bénévoles américains, bien souvent des jeunes tout juste sortis de l’université, passer deux ans à l’étranger. Leur mission est d’aider les pays d’accueil à combler leurs besoins et de promouvoir une meilleure entente. Durant leur séjour, les bénévoles apprennent la langue locale et collaborent avec des professionnels dans des secteurs aussi divers que l’éducation, la santé, le développement économique, l’environnement ou l’agriculture.

Je suis entré en contact avec les Peace Corps pour la première fois lorsque j’étais lycéen au milieu des années 60. À l’époque, plusieurs bénévoles américains sont arrivés pour enseigner dans mon lycée à Hamadan en Iran. Leur impact a été profond. Nous étions émerveillés de voir ces jeunes venus chez nous pour enseigner l’anglais. Qui plus est, nos différences culturelles ont ouvert les yeux des jeunes Iraniens que nous étions.

Il ne fait aucun doute que ces bénévoles des Peace Corps qui ont servi en Iran connaissent mieux le pays que ceux qui y sont venus en touristes. De même, ceux d’entre nous qui ont eu l’occasion d’être en contact avec eux comprenaient les États-Unis mieux que le reste des habitants de Hamadan. Cet échange culturel nous a aidés à mieux nous comprendre, rendant le terrain fertile pour la paix.

Entre 1962 et 1976, plus de 1 500 Peace Corps ont servi en Iran. Nombreux sont ceux qui ont noué de solides amitiés avec des Iraniens qui ont eu des effets plus durables qu’on ne le pense souvent.

J’ai gardé le contact avec ma ville natale, mais je vis aujourd’hui aux États-Unis. J’aime mon nouveau pays et les Peace Corps ont été les premiers à influencer l’opinion que j’ai de ce pays et de ses habitants.

J’ai récemment essayé de renouer le contact avec mon professeur des Peace Corps, Don Laffoon. Après de nombreuses tentatives infructueuses, j’ai finalement retrouver sa trace en Californie. Je l’ai appelé, et entendre de nouveau sa voix après presque cinquante ans m’a rempli de nostalgie et d’émotions.

« Allô… qui est-ce ? », M. Laffoon a dit. J’ai répondu : « Je suis Abbas Rajabi, un de vos élèves à Hamadan et je souhaiterais vous exprimer toute ma gratitude. »

Cela l’a rempli de joie et nous nous sommes remémorés cette époque et avons parlé d’autres élèves et professeurs ainsi que de Hamadan. Nous nous sommes promis de rester en contact. Pouvoir parler à M. Laffoon de l’impact qu’il a eu sur ma vie a été extrêmement gratifiant.

Grâce à un partenariat officiel, le Rotary et les Peace Corps travaillent ensemble pour accroître la capacité d’action des clubs et des districts dans le monde entier. J’espère pouvoir contribuer à ce partenariat en mettant en rapport des Rotariens avec des bénévoles des Peace Corps ou des clubs américains avec d’anciens bénévoles. Tout le monde peut profiter grandement de ce partenariat.

Nous souhaiterions obtenir d’autres témoignages relatifs aux Peace Corps. Avez-vous fait partie des Peace Corps ou avez-vous travaillé avec eux ? Nous vous invitons à répondre à une courte enquête. Vos réponses resteront confidentielles. Adressez vos questions à rotary.service@rotary.org.

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